Yémen : le nouveau président Mansour Hadi a prêté serment

Publié le par LDB

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le 25.02.12

Le nouveau président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a prêté serment devant le Parlement samedi, s'engageant à "préserver l'unité du pays" et à "poursuivre le combat contre Al-Qaïda", deux jours avant son investiture en présence de son prédécesseur Ali Abdallah Saleh.

Le nouveau président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a prêté serment devant le Parlement samedi, s'engageant à "préserver l'unité du pays" et à "poursuivre le combat contre Al-Qaïda", deux jours avant son investiture en présence de son prédécesseur Ali Abdallah Saleh.
Lors d'une cérémonie retransmise en direct par la télévision publique, le nouveau président s'est notamment engagé à "préserver l'unité du pays, son indépendance et son intégrité territoriale".
M. Mansour Hadi, unique candidat lors de l'élection présidentielle mardi, a été élu avec plus de 99% des voix. Il remplace M. Saleh, qui a quitté le pouvoir sous la pression de la rue après 33 ans à la tête du pays, dans le cadre d'un accord sur la transition politique élaboré par les monarchies arabes du Golfe.
Après avoir prêté serment, le nouveau président s'est adressé aux Yéménites en promettant d'ouvrir un dialogue avec toutes les forces politiques, de rétablir la sécurité "sans laquelle tout développement économique serait impossible" et de "poursuivre le combat contre Al-Qaïda".
"La poursuite de la lutte contre Al-Qaïda est un devoir patriotique et religieux", a dit M. Mansour Hadi à propos de cette organisation qui n'a cessé d'étendre son implantation dans le Sud et le Sud-Est du pays où elle contrôle des villages et la ville de Zinjibar, capitale de la province d'Abyane.
"La seule alternative possible à la sécurité est le chaos", a-t-il averti.
Estimant bénéficier de la légitimité des urnes, il a invité ses concitoyens à "ouvrir un nouveau chapitre pour construire un Yémen qui intègre tous ses citoyens".
L'un des dossiers les plus épineux pour le nouveau pouvoir yéménite est la question du Sud, où le mouvement autonomiste se radicalise, comme l'ont montré le boycott du scrutin présidentiel et les violences électorales meurtrières.
M. Hadi, élu pour un mandat intérimaire de deux ans, doit être investi dans ses nouvelles fonctions lundi au palais présidentiel. Il se ferait alors officiellement remettre le pouvoir par M. Saleh.
Ce dernier a regagné Sanaa tôt samedi, en provenance des Etats-Unis où il a effectué un séjour médical, ont indiqué des sources politiques yéménites. Il s'est installé dans sa résidence privée et non dans le palais présidentiel, selon ces sources.
Dans une déclaration à son retour diffusée par la chaîne de télévision Al-Jazira du Qatar, M. Saleh a invité les Yéménites à apporter leur soutien au nouveau pouvoir pour "reconstruire le pays" et "venir à bout des conséquences de la crise qui l'a secoué pendant un an".
Il a également dénoncé un "complot de l'étranger" contre son pouvoir, estimant que les Yéménites avaient fait "échouer cette conspiration".
Le statut de M. Saleh pendant la période intérimaire qui s'ouvre suscite des interrogations, d'autant plus que ses proches continuent de diriger d'importants services de sécurité, notamment la Garde républicaine, corps d'élite de l'armée, qui est sous le commandement de son fils Ahmed.
M. Saleh reste "président du Congrès populaire général (CPG), qui est le plus grand parti politique du pays", avait indiqué mercredi l'un de ses proches, le vice-ministre de l'Information, Abdo Janadi.
"Rien dans l'initiative des pays du Golfe ne l'empêche de présenter sa candidature (à l'élection présidentielle) dans deux ans, même s'il dit qu'il a fait ses adieux au pouvoir", avait-il indiqué.

AFP

Publié dans monde arabe

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